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Shirin Tabeshfar

Ce qui distingue la peinture de Shirin Tabeshfar, malgré une évolution stylistique au fil du temps, c’est qu’elle reste fidèle à son domaine de prédilection : la nature morte. Manifestement, des  années de recherches patientes et laborieuses, orientent sa peinture vers une simplification des formes à l’extrême. Libérée presque du sujet, Shirin tente une remise en question du monde des formes. Leur rigueur formelle fait place désormais, au plus grand dépouillement.

Ses toiles s’organisent autour de l’équilibre de champs de couleurs subtiles, sur un fond gris ou un blanc d’une matité translucide. Ce sont des « semblants » d’objets quotidiens, réduits aux formes fantomatiques, et loin d’être figées, qui paraissent se mouvoir sur la toile.  Parfois la matière fine et liquide de la peinture acrylique laisse transparaître la toile nue. A force de dépouillement, Shirin atteint une sorte d’abstraction à la fois rigoureuse et poétique.

De tableau en tableau on découvre un changement dans l’agencement de sa toile : les coulures de peintures remplissent parfois tout l’espace. Le regard se perd dans un labyrinthe de lignes, le tout se déroulant dans une composition continue, sans bords, ni centre. Pourtant le tracé des lignes conserve l’impression de l’ordre et du geste contrôlé de l’artiste. Dans ses dernières compositions, elle affirme une certaine nostalgie pour l’art iranien. Shirin s’inspire des tissus imprimés (Ghalamkar) d’Ispahan, et crée des toiles aux tons subtils, rythmées de motifs et d’écritures. Ainsi elle rend hommage à un art ancien.

De la figuration à l’abstraction, l’art de Shirin réussit à garder sa fraîcheur innée, dans un monde de poésie silencieuse. Texte par, Afsaneh H.S.Javadi

Shirin Tabeshfar , diplômée de l'Ecole des Beaux-arts Behzad de Téhéran à 18 ans, s’installe  aux Royaumes-Unis. Elle étudie les arts plastiques et design à Bristol,  pour obtenir par la suite son B.A. en art graphique à l'Académie de l'art de Bath. Elle démarre une carrière brillante dans l'art graphique, et sera plusieurs fois primée.

Shirin se retourne très rapidement vers la peinture, son amour originel, un outil avec lequel elle exprime plus aisément ses émotions.